Bon Ramadan a Tout les musulmans.

Publié le par Marie (NoURa)

 

Début du ramadan dimanche en France Publié le 23/09 à 20:23 Le ramadan commence dimanche 24 septembre pour les musulmans de France, a annoncé vendredi Dalil Boubakeur AFP "Selon les informations parvenues et dans l'impossibilité de voir le croissant de lune, le jeûne commencera à 5h48 et s'achèvera à 19H48" dimanche, a précisé le recteur de la grande mosquée de Paris et n.1 du Conseil français du culte musulman. Le ramadan commémore la révélation du Coran et correspond au neuvième mois lunaire de l'année musulmane. Il a démarré samedi dans la plupart des pays du Golfe, en Irak, en Afghanistan, en Libye, au Yémen, au Liban. Il débute dimanche en Algérie, en Tunisie, en Egypte et en Syrie. "Nous souhaitons aux croyants un heureux Ramadan -qui est un mois de bénédiction et de patience, dans l'espoir de la miséricorde divine et de la paix", a déclaré le président du CFCM. "Nous implorons Allah pour qu'il accepte notre jeûne et qu'il nous comble de Sa Clémence et de Sa Miséricorde durant ce mois béni du Ramadan", conclut le docteur Boubakeur. Il s'agit de l'un des cinq piliers de la religion avec la profession de foi, la prière, l'aumône et le pèlerinage. Du lever au coucher du soleil, le musulman pratiquant doit s'abstenir de manger, de boire et d'avoir des relations sexuelles. Il doit se purifier, contenir ses passions et ses désirs et éviter tout ce qui peut blesser son prochain. L'Aïd el-Fitr, qui dure trois jours, marque la fin du mois de jeûne. Cette année, chose rare, le ramadan tombe au même moment que le nouvel an juif, la fête de Rosh Hashana, qui a débuté vendredi. Dans le calendrier juif, nous sommes en l'an 5766. Selon la tradition juive, la fête du nouvel an est l'occasion de faire le bilan des mois passés et de tourner une nouvelle page

Pour bon nombre de français, le ramadan n’est plus un rite étrange et mystérieux, mais un fait banal de société. La rigueur de l’abstinence reste cependant pour beaucoup incompréhensible, et les mêmes interrogations reviennent chaque année : comment les musulmans supportent-ils de ne pas boire et manger du matin au soir, durant un mois entier ? N’est-ce pas une observance inhumaine ? Selon une idée communément admise, le caractère obligatoire des observances et le poids des prescriptions sociales, font de l’islam une religion de norme et de contrainte. D’ailleurs, l’islam n’est-il pas à la fois dîn (religion), dunya (vie terrestre), et certains seraient tentés d’ajouter dawla (Etat) ? Il y a bien une spiritualité, s’empresseront de préciser d’autres, mais elle est seulement le fait d’un courant mystique, le soufisme. L’idée répandue selon laquelle le soufisme, par les influences exogènes qu’il aurait subies, serait presque étranger à l’islam, est une manière de régler son compte à la dimension spirituelle de l’islam, d’autant plus efficace qu’elle est alimentée par des spécialistes. Dans cette classification sommaire qui fait de l’islam une religion de la loi, à l’opposé du christianisme comme religion d’amour et de spiritualité, comment est-il encore possible de restituer à l’islam son message premier ? Les mystiques avaient compris la finalité première de celui-ci en systématisant le credo d’amour, au risque de ne pas être compris par ceux qui pouvaient faire prévaloir l’adoration sur l’amour.

Dans sa sagesse infinie, ALLAH a prescrit à Ses créatures les règles inaltérables leur assurant une vie digne dans ce monde et la félicité dans l’au-delà. Parmi ces règles, figure le jeûne qu’il a ordonné aux communautés successives de croyants. Loin de se réduire à l’abstinence alimentaire, le jeûne exige de l’homme la mobilisation de tout son être. L’observation extérieure des règles du jeûne doit s’accompagner d’une maîtrise des sens et plus particulièrement de la langue.
L’exercice spirituel que représente le jeûne doit démontrer à l’homme sa capacité de se priver pour un temps de ce qui lui semblait indispensable. Il doit lui révéler que, dans ce domaine, comme dans bien d’autres, vouloir, c’est pouvoir, à condition que l’intention soit ferme et que le but recherché soit l’agrément d’ALLAH.
Le but d’un tel acte d’adoration a été clairement défini comme la recherche de l’état de crainte révérencielle de Dieu (la piété) critère de supériorité d’un individu sur un autre. Cette qualité ne se mesure que par celle des oeuvres qui en sont les témoins. L’école du jeûne est sans équivalent et doit amener à faire taire en chacun la tendance à la domination des autres, l’ostentation, la crainte d’autre que Dieu et toutes les formes insidieuses de l’appel du diable, seul véritable ennemi du genre humain.
Le diplôme sanctionnant le mois du jeûne est une somme de vertus nourrissant le croyant durant le court séjour terrestre qui, rappelons-le, est une somme d’épreuves à laquelle seul le retour à Dieu mettra fin.
Dans un monde où la matière devient l’unité de mesure sacralisée, le jeûne du mois de Ramadan est là pour relativiser la conception dominante et pour fournir à ceux qui le désirent une arme à toute épreuve


le ramadan est une sorte de jihad obligatoire

 

Le ramadan est un jihad obligatoire, codifié, un devoir qui pallie l’incapacité pour les masses à atteindre les sommets de la virtuosité soufie. Vu sous l’angle de la mystique, le ramadan n’est plus contrainte, mais effort minimal, une manière de remercier Dieu pour sa magnanimité et sa compassion envers la faiblesse de l’homme. Car il est entendu que le jihad est à prendre ici dans son sens premier : l’effort de lutte, et plus encore, de contrôle des désirs terrestres de l’homme. On aurait tort de penser que les musulmans -y compris ceux qui ne font que l’effort de s’abstenir de manger et de boire et qui s’adonnent plus que de coutume à leurs envies gastronomiques après la rupture- méconnaissent la signification spirituelle du ramadan qui ne se résume pas au jeûne rituel, mais qui s’étend au jeûne spirituel. Le ramadan peut ainsi être compris comme une expérience où s’éprouve l’exigence supérieure d’un idéal à atteindre, à travers la concrétude infiniment humaine de l’observance rituelle. C’est par ces paroles que le grand ’Abd al-qâdir al-Jilâni appelait au jihad : ’ Tant que tu es attentif à ton âme concupiscente, tu n’atteindras pas cette station ; tant que tu lui fais parvenir ses parts, tu resteras enchaîné par elle Accorde-lui son droit et prive-la de ses parts. Sa pérennité réside dans l’octroi de son droit et sa perte dans l’obtention de ses parts. Son droit, c’est l’indispensable en matière de nourriture, de vêtement, de boisson, d’abri et de logement. Sa part, ce sont les plaisirs et les désirs. Prends son droit de la main de la Loi religieuse et voue sa part au Décret et à la présence de Dieu.

 


Les bienfaits du ramadan...Renforce la volonté.la patience.la discipline.l'endurance.l'honnêteté.le courage.La faculté d'adaptation.La bonne santé...et surtout,Refixer la sincérité de notre foi en Dieu!

.:les bienfaits que nous apporte le jeûne du ramadan sont:.

la patience :
Le jeûne de Ramadan, tel qu'il est prescrit par l'Islam est le moyen par excellence d'apprendre à patienter. Cette vérité évidente et concrète pour tous ceux qui accomplissent le jeûne, est clairement soulignée dans les Textes sacrés qui présentent cette obligation cultuelle comme synonyme de "patience". En effet, selon une Parole divine révélée au Prophète, Dieu a dit:
"Toutes les bonnes actions des descendants d'Adam sont récompensées de dix à sept cents fois leur mérite sauf la patience, pour laquelle Je décide la récompense Moi-même. Or, la patience, c'est le jeûne."
Le Prophète lui-même a dit du mois de Ramadan qu'il est:
"Le mois de la patience, laquelle est récompensée par le Paradis".
L'Imam Ja'far al-Çâdiq a conseillé:
«Si un homme venait à être victime d'un grand mal, qu'il jeûne, car Dieu a dit: "Demandez l'aide de la patience ...", c'est-à-dire, du jeûne.»
En fait, en le schématisant, le jeûne consiste à s'abstenir - pendant un temps relativement long - de satisfaire un pressant besoin naturel et légitime qu'on a l'habitude de satisfaire normalement - et qu'on peut satisfaire facilement - dès qu'il se fait sentir. Une telle abstention dont la seule motivation est l'engagement moral pris par le "jeûneur" de la respecter, commande forcément une volonté et une patience renouvelées pendant une «longue journée" qui se répète durant un "long mois".

Se libérer des habitudes quotidiennes
Le jeûne est l'expression de la soumission aux jugements de Dieu, et de l'interruption de l'assujettissement aux impératifs de certains besoins du corps, qui sont ordinairement légitimes et légaux. Il constitue donc un écran vis-à-vis des coutumes courantes et un engagement provisoire dans une vie austère qui fait sentir à celui qui s'y engage, la faim et la soif, dans 1'intention d'éduquer son âme et de la discipliner.
Apprendre à résister à des habitudes aussi tenaces que celle de satisfaire la soif et la faim lorsqu'elles se font sentir, c'est se libérer de l'emprise de l'Habitude qui enchaîne généralement l'homme et limite sa liberté d'initiative.

S'habituer à la discipline alimentaire
Les médecins et les diététiciens s'accordent pour souligner la nécessité de respecter un certain ordre dans les horaires des repas et de ne pas les soumettre au caprice de la sensation et de l'appétit. Or, le jeûne consiste à s'abstenir de manger et de boire à partir d'une heure précise et à prendre les repas dans des heures plus ou moins précises. Pendant un mois le jeûneur apprend donc à maîtriser sa sensation de faim et de soif et découvre qu'il est très possible de ne s'y plier. Cela l'aidera généralement à mettre de l'ordre dans sa façon de s'alimenter et, occasionnellement, à supporter et à respecter sans difficulté un régime alimentaire lorsque son état de santé l'exigerait.

Assainir le fonctionnement du corps
Le Prophète a dit:
"À toute chose une Zakât (aumône purificatrice), celle du corps est le jeûne".
Et
"Jeûnez, vous serez en bonne santé".
Ces quelques mots résument les centaines d'études faites à travers le monde pour souligner les nombreux effets bénéfiques du jeûne sur notre organisme.
Il n'est pas question de traiter ici de détails médicaux trop techniques pour notre exposé, mais on peut rappeler quelques généralités à ce sujet. Ainsi, il est établi que la faim et la soif, engendrées par le jeûne, provoquent généralement la sécrétion d'acides de différentes glandes- lesquels acides s'appliquent à détruire de nombreux germes porteurs de maladies- et réactivent d'autres glandes dont le bon fonctionnement est mis en veilleuse en raison d'un système d'alimentation monotone et invariable des années durant.
En d'autres termes, le jeûne nous fournit l'occasion de réhabiliter la fonction du mécanisme naturel déclenchant la sensation de faim et de soif réelles, après que ce mécanisme a été altéré, au fil des jours et des ans, par des habitudes alimentaires répondant moins aux besoins effectifs du corps, qu'à des caprices gastronomiques et des impératifs d'ordre social, familial, psychologique etc. Ceci dit, on sait que de nos jours, beaucoup de médecins prescrivent la faim et la soif comme traitement pour guérir certaines maladies et pour en prévenir d'autres.

S'habituer à l'honnêteté
Le jeûne est prescrit au musulman dès l'âge de la puberté. Celui-ci est donc soumis à une rude épreuve il est seul, le surveillant et le juge. Livré à la faim et à la soif, il peut céder à tout moment à la tentation de les satisfaire, alors qu'il a à sa portée de quoi manger et boire. La seule chose qui l'en empêche, c'est sa foi en Dieu et sa conscience. En dehors de Dieu, personne n'est témoin de son observance de l'abstinence. Dès son jeune âge, le musulman qui jeûne s'exerce ainsi à être honnête et à respecter ses engagements moraux, malgré les tentations matérielles et la pression de ses désirs et de ses sens.
Le jeûne met à l'épreuve l'honnêteté du croyant. Aussi le Prophète a-t-il dit à ce propos:
"Le jeûne est un dépôt. Sauvegardez donc ce qui vous est confié".

Refixer la sincérité de notre foi en Dieu
La sainte Fatimah al-Zahrâ', fille du Prophète a dit dans une oraison prononcée lors du décès de son père: "Le jeûne, c'est la refixation de la sincérité".
En effet, le jeûne met à l'épreuve la sincérité et la solidité de la foi du Croyant en Dieu, et permet de consolider cette foi. Car c'est une lutte entre le besoin légitime d'apaiser des sensations naturelles pressantes (faim, soif, plaisir sexuel ...) et un sentiment intime, un désir spirituel incitant à obéir à la Volonté de Dieu qui veut que l'on résiste à ces sensations. Dieu étant le seul témoin de cette épreuve, la résistance permanente à ces sensations affermit la foi du jeûneur en Dieu et lui permet de constater concrètement la sincérité de sa foi.

Établir un lien étroit avec Dieu et le Jour du Jugement
Dieu dit dans le Coran à propos des privilèges que le jeûne de Ramadan procure au Croyant:
"Quand mes serviteurs t'interrogent à mon sujet, Je réponds à l'appel de celui qui M'invoque, quand il M'invoque. Qu'ils répondent donc à Mon appel; qu'ils croient en Moi ..." (Coran 11,186)
C'est dire que Dieu est particulièrement attentif au culte, à l'appel et aux prières de ses serviteurs pendant le mois de jeûne.
Le contenu de ces versets est confirmé dans une autre Parole Sainte révélée au Prophète, à savoir:
«Toute bonne action que les fils d'Adam accomplissent, ils la font pour eux-mêmes. Excepté le jeûne, lequel est pour Moi, et c'est Moi qui le rétribue. Le jeûneur éprouve deux joies: I'une au moment légal de l'Iftâr (fin du jeûne) où il se met à manger et à boire, I'autre, lorsqu'il Me rencontre et que Je le fais entrer au Paradis»
Cette présence divine auprès des jeûneurs, le Prophète la souligne dans le discours où il épilogue sur les innombrables bienfaits du mois béni de Ramadan:
"C'est un mois pendant lequel vous êtes les convives de Dieu, pendant lequel vous êtes parmi ceux qui sont honorés par Dieu. C'est un mois pendant lequel vos souffles sont glorification, votre sommeil, culte, votre action acceptée, votre imploration exaucée».«La faim et la soif que vous éprouvez doivent vous rappeler la faim et la soif du Jour du Jugement».
Pendant ce mois de repentir, de rachat, de réparation et de recueillement, où règne une atmosphère de piété individuelle et sociale, le jeûneur se représente avec joie et quiétude la présence du Seigneur et l'ambiance du Jour du Jugement.

Consoler les nécessiteux
Le Prophète a décrit le mois de Ramadan comme étant, entre autre, le mois de la consolation. Cette appellation est d'autant plus adéquate que le jeûne est une véritable institution d'aide aux nécessiteux. L'lmam al-Bâqer a dit à ce propos:
«Dieu a prescrit l'obligation de jeûner pour que le riche ressente l'affliction de la faim et s'attendrisse sur le pauvre".
Son fils l'lmam al-Çâdiq, reprend cette explication et la développe:
«Dieu a prescrit le jeûne pour que le riche et le pauvre vivent sur un pied d'égalité, car, le riche n'a pas l'occasion de connaître la famine pour penser au pauvre, étant donné qu'il peut manger tout ce qu'il veut et quand il veut. Aussi, Dieu a-t-Il voulu mettre sur un pied d'égalité Ses créatures en obligeant le riche à éprouver la faim et son affliction afin qu'il s'attendrisse sur le faible et compatisse à l'affamé».
Ainsi la sensation de faim, suffit-elle en soi, et à elle seule, à rappeler au nanti l'affliction de l'affamé, et à l'inciter à se montrer volontairement généreux envers le démuni. C'est un rappel on ne peut plus concret et sans discours éloquent. Il vaut mille prêches.
Toutefois, I'Islam ne s'est pas contenté de prescrire le jeûne pour inciter les riches à nourrir les pauvres. Il a également promis des récompenses au moins égales sinon supérieures à celles du jeûne lui-même, pour chaque geste de générosité lié au jeûne. Le Prophète a dit à cet égard:
«Quiconque offre le repas de l'Iftâr (de la fin du jeûne) à un jeûneur aura une récompense égale à celle du jeûne et à celle de la piété accomplie par la force de ce repas».
L'Imam al-Çâdiq paraphrase en quelque sorte cette parole du Prophète dans les termes suivants:
"Le fait d'offrir à votre frère le repas de l'Iftâr et de lui faire éprouver cette joie, est mieux récompensé que votre jeûne lui-même".
Quant à l'Imam al-Bâqer, il dit à ce même propos:
«Tout Croyant qui aura offert le repas de l'Iftâr à un autre Croyant, Dieu lui réservera une récompense équivalente à celle de l'affranchissement d'esclave".
Et d'ajouter:
"Et s'il lui offre ce repas pendant tout le mois de Ramadan, Dieu lui réservera la récompense de celui qui libère trente esclaves croyants, et de cette façon sa Prière sera exaucée par Dieu".

 

 


 

 

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rom 23/11/2006 18:48

Ca fait vraiment pitié une française convertie!